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Exit 2020

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covid,2021,brexit,uk,blockbusterIl en faut peu pour être heureux et les épreuves, ça permet de savourer un peu mieux les bons moments quand ils se présentent, alors pour paraphraser Herriot qui le disait pour la politique, on peut dire que la vie, ça doit être comme une andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop. Le problème c’est que 2020 a été une fosse septique à peine aromatisée à la charcuterie…

Depuis qu’un pangolin s’est enrhumé du côté de Wuhan, c’est le bordel et le monde entier s’est retrouvé alité, filmé en direct H 24 par les chaines d’info en continu façon Truman show.

Mais si 2020 était un film, pour de vrai ce serait le mélange improbable de Borat et de 28 jours plus tard, sans le côté horripilant du premier et ni le côté horrifique du deuxième.

Alors le pitch : A ma gauche, un virus inconnu et relativement dangereux, qui fait plier des systèmes de santé fatigués et à ma droite une espèce animale, homo sapiens, capable du pire comme du meilleur, capable du meilleur dans le pire et inversement. La grosse poilade 2020 ? c’est quand une partie de nos congénères ont aimé se croire résistant à l’oppresseur en restant dans leurs canapés, les ennemis de l’humanité en tremblent encore… Imaginez si en 40 les résistants avaient été de cette espèce…

Evidemment, ce film blockbuster, vous ne l’avez pas vu au cinéma, ce sont les plateformes de streaming qui en ont eu l’exclusivité. Parce que ce sont les grandes gagnantes de l’année 2020, ex-aequo avec les vendeurs de masques, les spécialistes autoproclamés des crises et le repli national. Pour ce dernier, l’adage la désunion fait la force a pu parfois prendre le pas et les adaptations nationales au virus sont aussi nombreuses que les Etats. Et patatras quand les règles du jeu changent tout le temps, selon les lieux et les jours, ça rend tout suspect, la parole, même officielle perd de sa valeur :  le roi est nu, à poil et par sa faute, son inconstance, ses incohérences, il s’est fait naturiste tout seul. Il arrive encore à donner le change, mais c’est une certitude, il passe définitivement pour un humain comme les autres et du haut de sa morgue, peut être encore plus con que les autres quand il veut paraitre un être infaillible. Il donne même un os à ronger aux huluberlus de tous poils, et on peut dire que 2020 aura été un bon cru pour les complots en tous genres.

Mais revenons aux moutons de la réglementation, chacun tempère les règles et on peut ainsi en traversant d’une frontière à l’autre sauter d’une logique à une autre (pourquoi les coiffeurs sont ouverts ici mais pas dans le pays d’à côté, frôlant ainsi la catastrophe capillaire, pourquoi de ce côté des alpes on bourre les trains et que côté italien c’est un siège sur deux, comment fait-on d’ailleurs en passant la frontière on tire au sort un passager sur deux pour descendre ?, on fait passer un test linguistique ?). Bref il y a de quoi rendre dingue les humains. Quant au virus qui n’écoute que son encodage génétique qu’il fait muter au hasard de ses rencontres, il poursuivra sa vie tranquille en s’adaptant facilement aux tracasseries administratives mises en place.. .Le virus, c’est un anar, il s’en balek et même mieux, il se marre, il se marre de voir des gens s’autoriser par écrit à sortir de chez eux….

Mais pour se rassurer, on peut toujours se dire qu’il y a pire, comme situation : nous pourrions être sujet de sa gracieuse, et vulnérable à la COVID, majesté britannique. Le royaume désuni les accumule quand même depuis quelques temps. Ça commence par un référendum balle dans le pied, une crise ouverte par la sortie de l’UE, un Brexit qui fait passer l’instabilité politique de la Belgique pour du chahut à la récré, un processus d’éclatement possible avec l’Ecosse, un rapprochement des deux Irlande, bref la loi de Murphy qui se déploie à grande échelle, la théorie de l’emmerdement maximum appliquée à tout un pays : depuis maintenant 4 ans, le royaume uni est une tranche de pain qui retombe encore et toujours côté confiture….

Il y avait une possibilité de s’en sortir, une embellie possible mais patatras, le coronavirus, c’est une nouvelle tartine par terre, jusqu’à la récente mutation du virus, qui le rend plus contagieux, définitivement les anglais sont passés de la comédie romantique de Noël à What the fuck Actually…

Et c’est ainsi qu’en fin d’année 2020, les agapes ont vu naitre une nouvelle recette, l’andouillette à la Jelly sauce menthe, totalement indigeste, une allégorie culinaire de l’année qui vient de s’écouler !!!

Pour 2021, on va se fait végétarien, pour une année plus digeste, on croise les doigts….

Bonne année !

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