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chroniques

  • Pax ecotaxa

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    ecotaxe, bretagne, quimper, asterix, chroniques, manif 2 octobre, leclercAvec les aventures d’Asterix et Obelix, Uderzo et Goscinny avaient croqué avec humour et précision certains caractères des armoricains. En effet, il y a en Bretagne quelque ressemblance avec le village d’irréductibles gaulois qui tentent de survivre au milieu d’une Pax Romana qui apporte du bon mais aussi son lot de déconvenue, une uniformisation pour le meilleur et parfois pour le pire.

     

    Avec l’étincelle de l’écotaxe qui a mis le feu aux poudres des problématiques économiques et sociales, le néo-breton découvre un trait qu’il avait entraperçu de loin dans quelque poussée de fièvre sociale qu’un commentateur de pugilat pourrait qualifier de viril. A quelques jours de la « grande manif pour l’emploi et la Bretagne » qui aura lieu à Quimper, il s’en est ouvert à quelques connaissances…

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  • chronique d'un néo-breton, épisode 22 : c'est quoi avoir le pied marin, 3ème partie (qui pisse au vent...)

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    Chroniques, bretagne, voile, douarnenez, cours des glénans, quimper, finistère, 4F, Kouign AmmanSortez couvert. Ceci n’est pas qu’un conseil pour chaudes soirées d’été et nuits torrides…il s’applique également à la préparation d’une sortie en mer. C’est bien connu, le froid est l’ennemi du marin au même titre que la faim, la fatigue, la frousse et la foif, selon la règle des 5 F en vigueur dans tout port breton qui se respecte.

    Le néo-breton a rapidement appris ces quelques règles, à vrai dire, dès sa première sortie en mer. La sanction de leur non-respect est sans appel, le fameux mal de mer, qui ne retourne pas que l’estomac. Au menu : nausées, pâleur, transpiration excessive, bourdonnement des oreilles, vomissement, évanouissement. L’inexpérience doublée d’un orgueil mal placé font des ravages sur les ponts de bateau pour de simples problèmes d’oreilles internes perturbées par le mouvement du bateau…

    L’orgueil, c’est de tenter de cacher son inexpérience, qui elle, consiste en une méconnaissance des principes de base qui frise l’inconscience : arriver sur le bateau avec petit short et marcel, légèrement aviné et se mettre sur le bateau à l’avant, là où ça bouge le plus pour finir par rejoindre la cabine où les effets seront encore plus dévastateurs ouvrant la perspective à un choix cornélien de se faire jour, mourir en cabine ou mourir sur le pont. Parce que le mal de mer ultime, celui qui vous fait passer par toutes les couleurs de l’arc en ciel, c’est l’impression que la fin est proche, accentuée par la désagréable sensation qu’en mer, les points de repère sont perdus… Mais rassurons le lecteur, la cinétose (le mal des transports dont le mal de mer) est somme toute assez rare, et le néo-breton, magnanime, va livrer quelques conseils, vous épargnant par là une recherche fastidieuse sur la toile même si l’exposé ne sera pas exhaustif, l’auteur de ces lignes n’ayant pas réalisé lui-même une thèse sur le sujet…

     

    Commençons par le commencement, avec la lutte contre le froid, l’humidité et le vent, que la pleine mer propose invariablement au menu (au passage, la méditerranée n’est pas en reste une fois la côte éloignée…). Selon la technique dite de l’oignon, vous allez devoir penser savamment à vous entourer de différentes couches protectrices aux propriétés différentes mais néanmoins complémentaires. Tout en gardant assez de mobilité pour ne pas ressembler à un cosmonaute maladroit… La tenue du marin n’a rien de folklorique, elle a son utilité. Elle doit être coupe-vent, imperméable, respirante pour évacuer la respiration mais assez chaude pour ne pas revenir malade à la première occasion… un cahier des charges digne d’une combinaison de Formule 1 mais c’est ainsi, la voile, loisir ou sportive ne se satisfait pas du bricolage et des bouts de ficelle…

     

    Le froid et l’humidité combattus, il faut alimenter la machine. Et autant faire local avec quelque chose qui tient au cœur et au corps, le fameux Kouign Amman, dont les propriétés caloriques sont indéniables... 400 grammes de farine, 300 grammes de beurre, autant de sucre, soit un bon kilo au service de la satiété et des bourrelets, qui constitue la meilleure des barres énergétiques en mer… le Kouign Amman est originaire de Douarnenez, grand port de pêche s’il en est, la coïncidence est plus que troublante n’est il pas… D’autres, plus radicaux, des ayatollahs de la bretonnitude, sont partisans du Pâté Hénaff sur ou sans tranche de pain … Tous les gouts sont dans la nature… Mais le chroniqueur reconnaît que le Pâté sur le pont mérite un entraînement progressif…

    Pour la foif, rien de mieux que de l’eau ou à la rigueur, un peu de cidre, qui accompagnera avec délice le Kouign Amman alors qu’il s’accorde peu avec le Pâté Henaff…

     

    Au final, vous voilà paré pour affronter les éléments, le ventre plein et bien au chaud. En veillant à être allé au petit coin avant d’embarquer, se soulager en mer peut relever du défi en fonction des circonstances (et retenez bien, qui pisse au vent se rince les dents)…

     

     Larguez les amarres, sortez du port en laissant les bouées rouges à tribord, hissez les voiles et respirez : la vie est belle…

  • Chroniques d'un jeune parent : 1 + 1 +1 + ... = ?

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    chroniques, humour, jeune parent, couple, enfant, accouchementIl y a des sauts quantitatifs et qualitatifs dans la vie qui font basculer le destin, dilate ou compresse l’espace-temps, bref change profondément un homme ou une femme. Premier émoi, première fête, première cuite, premier chagrin, premier boulot, etc, je vous laisse compléter la liste par vous-même pour donner une touche personnalisée à cette chronique, humanisant par ce procédé ces quelques minutes de lecture dans une journée qui a été rude, à n’en pas douter...

    L’arrivée d’un enfant et, à fortiori, du ou des suivants constituent le genre d’expérience qui transforme de fond en comble un quotidien, une vie. Car les lois mathématiques s’effacent quand les enfants pointent le bout de leur nez : 1 + 1 n’égale décidément pas deux, pas plus que 2 + 1 = 3. Au passage remarquons que la vie de couple fonctionne également sur un schéma où la somme des deux conduit souvent à des créations originales, que la simple arithmétique n’aurait pu prévoir, se rapprochant plus d’une théorie du chaos pas toujours de tout repos.

    Reprenons le fil de l’histoire quelques jours avant la naissance… quelques mois après la conception, voilà, au huitième mois, un peu avant la fin de la grossesse... La valise est prête à l’entrée pour rejoindre à toute vitesse la maternité…

    La future mère n’en peut plus des kilos qu’elle porte mais savoure ces derniers instants où la relation avec l’enfant semble encore exclusive. A ce stade, elle ne se sent pas encore comme une hypothétique usine à lait vampirisée jour et nuit par un téteur insatiable. Le futur père, pour sa part, est impatient de rencontrer enfin sa progéniture autrement que par les signes extérieurs manifestés par l’entremise de la maman (nausées, vomissements, ronflements…) mais il ne peut s’empêcher de penser à la responsabilité qu’il va endosser. Il le pressent le pauvre homme que la paternité va changer sa vie. Il a vu ce qui s’est déroulé avec sa mise en couple réglée : on voit moins les potes qu’avant, on a des comptes à rendre…

      Et puis le jour tant attendu, les contractions, l’attente, la douleur, la péridurale pour la maman, l’excitation, les litres de café et/ou les dizaines de cigarettes pour le papa et l’enfant qui arrive, la joie, les larmes, les projecteurs sur la dernière merveille du monde. Tout va bien, la maternité est pareille à un cocoon protecteur, tout est si facile, le père rentre dormir à la maison, la mère peut laisser l’enfant en nurserie pour la nuit…les visites se multiplient, éreintantes mais démontrant que l’on est entouré…

    Mais progrès de la médecine et de la tarification à l’activité aidant, il est demandé à la petite famille de reprendre valise et nouveau-né au bout de 2-3 jours pour un retour au domicile. Et l’on découvre vite que contrairement à l’adage, small n’est pas toujours beautiful et plus c’est petit, plus ça prend de la place, autrement appelé la théorie du lit parapluie…

    à suivre...

  • Chroniques d’un jeune parent, la vie professionnelle, part two

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    Chroniques, humour, jeune parent, vie professionnelle, préparation du matin, crise de nerf, teinturierSur les chemins de la vie professionnelle, avoir des enfants allonge singulièrement les temps de parcours, au sens propre, comme au sens figuré, comme cela a pu être développé dans des chroniques précédentes.

    Pour le sujet qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui, il faut partir d’un constat implacable : le petit d’Homme n’est guère autonome et nécessite donc une attention particulière, que ce soit dans l’élaboration de son petit-déjeuner, la prise de ce dernier, la session habillage et tutti-quanti jusqu’au départ de l’ensemble de la troupe pour chacune de ses occupations quotidiennes. Sauf à se lever plus tôt que la marmaille, le doux temps où l’on pouvait prendre son café en rêvassant, un journal, un livre ou un fond radiophonique comme compagnon de réveil est révolu. Vous pouvez toujours essayer mais l’exercice est périlleux, le roman, le journal, le dossier important se retrouveront immanquablement maculés du contenu du petit-déjeuner si vous n’y prêtez pas attention.

    Ce qui amène le chroniqueur a livré un tuyau aux lecteurs attentifs qui en deviendront ainsi avertis : n’enfilez le costume, chemise, pantalon, robe qu’au tout dernier moment. Autrement, c’est une incitation à retourner chez le teinturier…En effet, votre enfant, sans malignité de sa part, ne pourra s’empêcher de poser ses mains pleines de confiture sur le pantalon récupéré la veille au pressing, de renverser son chocolat au lait sur la chemise immaculée, d’essuyer sa bouche dégoulinante de beurre fondue sur le tailleur ou la robe de maman. C’est comme cela, c’est un appel au crime que le présumé coupable ne pourra s’empêcher de commettre. Maintenant que vous êtes prévenu, vous vous épargnerez colère, dépenses inutiles et retard dû au changement de garde-robe.

    Attention aux obstacles qui viennent gripper la grande mécanique de la routine matinale : la rupture de stock de lait ou de céréales constitue un premier psychodrame, qui plombera la bonne ambiance qui présidait jusqu’alors, le retard dans les machines de linge qui provoque la sueur froide du parent sur le mode si je lui remets les affaires de la veille que va penser l’instit, je suis bon pour une dénonciation aux services sociaux. Mais ceci n’est rien à côté du caprice auquel chaque parent a été confronté au moins une fois dans sa vie, à savoir le jour où l’enfant décide qu’aujourd’hui, nan, il ne veut pas aller à l’école. La mauvaise foi, la colère, la mauvaise volonté qu’il met pour empêcher l’inéluctable vont entacher votre bonne humeur pour le reste de la journée. S’accrochant à tout ce qu’il peut, table, cage d’escalier, lit, jambes… il tentera par tous moyens sonores, cris, pleurs, de faire ployer l’adulte par l’utilisation d’une torture psychologique digne des services secrets américains à Guantanamo.

    Mais vous n’avez pas que cela à faire, vous laissez dicter votre conduite par un diablotin pas plus haut que trois pommes. Ne cherchez pas à l’amadouer, à lui faire entendre raison ou à gagner son adhésion : il n’entendra rien. Ce sera l’épreuve de force, jusqu’à la porte de la crèche, de la nounou ou de l’école. Il vous faudra être plus fort que les regards atterrés des passants qui vous prennent pour le dernier des bourreaux, les regards faussement compréhensifs des autres parents et enfin l’expression dépitée et accusatrice de la nounou ou de l’instit.

    Il n’en reste pas moins que l’enfant est déposé, mission accomplie, prenez une inspiration avant de tenter une autre quête : arriver au travail sans être en retard… une autre aventure commence… 

  • Chroniques d’un jeune parent, la vie professionnelle, part one

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    chroniques,humour,jeune parent,egalité homme femme,préjugéVie professionnelle et obligations parentales ne font pas toujours bon ménage. Le fameux plafond de verre féminin dans la construction d’une carrière n’est pas un mythe, certains employeurs, à tort,  jugeant qu’une femme en âge de procréer est un risque et non pas un salarié comme un autre. Même si ces chroniques ont eu jusqu’alors et conserveront jusqu’au bout, il faut l’espérer, un ton humoristique, il n’aura pas échappé aux lecteurs attentifs que transparaissent ci et là, en filigrane, quelques idées défendues par l’auteur, au rang desquelles l’égalité femme/homme figure en haut de la liste.

    La conciliation d’une vie familiale riche et d’une activité professionnelle épanouissante n’est pas une sinécure, et admettons le d’emblée, d’autant plus pour la femme que pour l’homme. Tout commence avant même la naissance du divin enfant, avant même sa conception, avant même l’idée de sa conception, avant même la rencontre entre le futur papa et la future maman. Tout commence avec le préjugé. Retenez ce mot là, il pourrit le quotidien de l’être humain. Même avec la meilleure volonté, nous en avons tous, c’est la socialisation et l’éducation qui nous les ont inculquées, et comme disait Albert Einstein, il est plus facile de briser un atome qu’un préjugé, mais heureusement, les choses évoluent dans le bon sens mais l’absence de pause respiratoire, signe d’une longueur de phrase ayant déjà dépassé le niveau critique indique que nous nous éloignons quelque peu de notre point de départ.

    Donc, le préjugé en matière professionnelle à l’égard de la femme en âge de procréer (au-delà c’est un autre préjugé qui le remplace, sur l’employabilité passée un certain âge), c’est qu’elle va être un boulet pour l’entreprise. Comprenez, un polichinelle dans le tiroir, c’est la fin des haricots : les nausées, les rendez-vous médicaux, les aménagements de postes, le congé maternité, le dépôt des mioches à la crèche ou à l’école, les enfants malades, les fins de journée de travail à des heures raisonnables… Comme si la qualité du travail dépendait uniquement du temps que l’on y passe plutôt que sur l’investissement que l’on y met. Il est encore des recruteurs qui entre une femme compétente et un homme tire au flanc privilégieront ce dernier au seul motif qu’il ne s’absentera pas quatre mois. Ou qui font rimer motivation à travailler et soirée de boulot qui dure une éternité… C’est mal connaître la nature humaine. Efficacité et productivité riment assez souvent avec féminité, la maternité sous tendant presque toujours cette qualité : l’organisation.

    De toutes les façons, pour ces managers périmés, la tendance à l’œuvre dans les générations en action est au partage des taches, et le nouveau papa n’hésite plus à quitter le travail à des heures raisonnables pour aller s’occuper de la progéniture, à utiliser son droit aux absences pour enfant malade ou encore, mais le cas est rare il est vrai, à prendre le congé parental. Ce n’est pas encore la panacée mais l’avancée est réelle. A moins de ne plus recruter du tout, sauf sur présentation d’un certificat médical indiquant une impossibilité de procréer pour l’homme ou la femme, ce genre d’olibrius est voué à disparaître…en douceur, les préjugés sur la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle ont la dent dure ( mais à y regarder de plus près, les jeunes n’ont pas d’expériences, les plus de 45 ans sont trop vieux, entre les deux ils ont trop parents, il ne reste pas grand monde pour trouver grâce aux yeux de ces connards bien heureusement minoritaires).

    Mais le meilleur reste à venir, car les anecdotes et autres petites histoires jalonnent les aventures du jeune parent dans les méandres de son quotidien professionnel et vont permettre à l’auteur de ces lignes de reprendre le ton décalé, cynique mais finalement bourré de tendresse qui anime ces notes sur la vie d’un jeune parent…

    à suivre...