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Defense de rire

  • Hillary trompe (Leçons américaines)

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    trump, extreme droite, élections, société, démocratie, oligarchieLa montée inexorable de forces conservatrices, pour certaines populistes, sans parler du renouveau du fait religieux, produit un monde bien sombre, comme si l’humanité, pour répondre aux crises actuelles n’avait comme chemin qu’une forme de retour en arrière, syncrétisme de l’irrationnel et du bouc émissaire, incapables de réagir ou pire, en réagissant au travers d’une thérapie de la terre brûlée. Certains y voient une irrationalité et une profonde stupidité des masses mais une telle analyse n’est-elle pas aussi imbécile que la description sans nuances qu’elle fait de ceux qui cèdent aux sirènes du populisme fascisant ?

    Trump est devenu le 45ème président élu des Etats-Unis, scénario que même Hollywood n’a jamais anticipé en dehors de film ou dessin animé à caractère humoristique : où comment un humanoïde à peau orange, mis en faillite pas moins de six fois, mais ayant réussi à s’en sortir par ses relations, ses obligés et un énorme bagout, pouvait devenir le chef de l’État de la première puissance mondiale. Ne nous y trompons pas, Donald Trump est dangereux, le vice-président élu est un conservateur de la pire espèce et l’administration qui se va se mettre en place va plonger un peu plus les Etats-Unis et le monde entier dans la crise. Avec une explication rapidement avancée à ce désastre : les électeurs se sont trompés. Argument répété en boucle ces dernières années quand les pronostics souhaités ne se réalisent pas. La réalité n’étant pas conforme à ce qui été annoncée, elle ne peut qu’être fausse, CQFD, le métier d’analyste politique est devenu aussi scientifique qu’une voyante dans une fête foraine de quartier. 

     

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  • Rendre à César...

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    présidentielle, arène, plèbe, patricien, rome, france, europeUn petit tour en Italie, un passage sur le Forum et c’est un retour direct sur l’histoire tumultueuse de Rome. L’histoire politique de la République, de l’Empire, de l’Église. Les luttes d’influence, les coups fourrés, les faux sauveurs et les vrais salauds, une histoire vieille comme les pierres et pourtant si contemporaine. Le caractère immuable de cette histoire semble s’être transmis jusqu’à nos jours. L’arène politique est aussi animée et parfois mal intentionnée qu’à l’époque romaine, la conquête du pouvoir comme moteur, la recherche de l’incarnation de l’électorat comme prétexte.

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  • Bâton merdeux...

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    ecologie, merde, déchets, élites, rome, quimperIl y a des sujets légers et d’autres plus sérieux. Parmi ces derniers, il en est un que l’on néglige, vu son caractère merdique.  Au fil de ses lectures, l’auteur de ces lignes est tombé sur un ouvrage* qui lui a pourtant rappelé un fait incontestable, nous sommes dans un monde de merde, au sens littéral du terme, et c’est une préoccupation qu’il faudrait bien plus mettre en avant. L’Homme est une usine à déchets qui asphyxie le monde qui l’entoure, par ses sphincters, ceux des animaux qu’il élève en nombre et par son mode de vie et de consommation.

    La merde et l’Homme, c’est une vieille histoire. C’est consubstantiel même. Dès lors que 100 % de ce que l’on mange ne peut être transformé en énergie d’une part, que le processus vital implique la production de déchets, la production de selles est inéluctable. Longtemps, l’Homme a recyclé ce qu’il produisait, ce que les animaux domestiqués par l’Humanité produisaient. Il le recyclait plus ou moins sur place, ce qui n’était pas un souci dans un mode de vie nomade, au contraire : quant au gré de ses pérégrinations Homo sapiens revenait sur les lieux du crime, il constatait que ses dépôts précédents désormais désagrégés avaient laissé place à des plantes et des baies vigoureuses : le fumier et l’agriculture commençaient leur longue histoire commune, pour le meilleur et pour le pire.

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  • Moi président, dans la peau d'un candidat

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    présidentielle 2017, candidature, macron, sarkozy, hollande, politique, humour, programme, laicitéLa tendance de la rentrée, au-delà des marronniers sur l’école et la reprise du travail, et par-delà même les commentaires que peuvent inspirer des pièces de tissus et leur interdiction,  est de déclarer sa candidature à l’élection présidentielle. Marasme ambiant oblige, tout le monde pense être la solution aux problèmes de notre temps, sans se rendre compte que beaucoup n’en sont que la source.

    Bref, ça se déclare dans tous les coins, ça se positionne à tout bout de champs, ça propose comme dans le premier marché venu, et ça s’insulte comme dans une vulgaire bagarre de bistrot en fin de soirée. Il y a ceux qui veulent gagner une primaire, ceux qui souhaitent s’en passer et beaucoup qui sont entrés là en voyant la lumière et l’agitation. Dans son coin, tapie dans l’ombre, l’extrême-droite se lèche les babines devant l’odeur du sang et la vision de la mêlée confuse.

    Joueur, l’auteur de ces lignes s’est dit, pourquoi ne pas participer également à ce jeu pour comprendre ce qui pousse tant de ses congénères à se lancer dans l’aventure. N’ayant pas trouvé de nègre pour écrire un livre sur le pourquoi il est évident que c’est moi, vous devrez vous contenter de ces quelques paragraphes à suivre.

    Et sans modestie aucune, cela ne pourrait pas être pire que ce que nous avons déjà pu apercevoir d’un spectacle aussi affligeant que médiatisé à outrance.

    Je fais donc acte de candidature et par un effet rhétorique emprunté au vainqueur de 2012 et battu de 2017, je déclare que moi président, il ne sera pas possible de me battre lors de l’élection présidentielle en 2022.

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  • Cachez ce tissu que je ne saurais voir...

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    burkini, laicité, hypocrisie, terrorisme, argent, bikini, islam, chretiensLa fin de l’été qui approche et la baisse des températures devraient normalement ramener à la raison les uns et les autres dans le débat sur la tenue qui a fait le buzz de l’été, le burkini. Au demeurant, d’ici quelques semaines, il sera difficile de distinguer un burkini d’une couche de vêtements d’automne, et sur les plages bretonnes, le burkini est depuis longtemps à la mode, il est même nécessaire pour surfer, et même seulement nager, les hommes eux-mêmes l’arborant fièrement. Mais la fin de l’été annonce plutôt ce que la Maison Stark a pris comme devise, Winter is coming, le pape François nous ayant prédit la poursuite des ravages du terrorisme de l’argent, que l’on retrouve parfois (et même souvent) caché derrière le masque de la religion.

    Plus sérieusement, il y a derrière ce débat nauséabond les ingrédients pour faire monter, dans une société, la mayonnaise nécessaire pour opposer les uns aux autres. Avec beaucoup de mauvaise foi de part et d’autres, et une volonté d’expliquer le monde en noir et blanc qui n’est pas la couleur naturelle de la réalité, ni de la vie.

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