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Defense de rire

  • Pas de vente à la découpe avec l'Histoire

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    histoire, négationnisme, roman national, 1984, orwell, simone weill« Le temps est notre supplice. L'homme ne cherche qu'à y échapper, c'est-à-dire échapper au passé et à l'avenir en s'enfonçant dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise. » Simone Weil

    L’Histoire, comme discipline et domaine de la culture, est la connaissance du passé de l’humanité et des sociétés humaines. C’est tenter de faire parler, par le moyen de traces plus ou moins abondantes, plus ou moins lisibles, ce que les sociétés humaines ont pu être. Exercice difficile s’il en est, cela même en s’appuyant sur des témoignages épigraphiques : le monde décrit par un auteur n’est jamais exempt de traces de celui dans lequel il vit.

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  • Comment déplacer des montagnes sans avoir l’air d’y toucher…

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    vote utile, présidentielle 2017, transition, legislative, citoyennetéAu milieu de la multitude des autres, le petit d’homme se sent seul. Ou plutôt, il se sent écrasé par l’ombre des montagnes qui l’entourent et qu’il ne peut ni franchir, ni déplacer. Quel poids a-t-il sur le destin du monde, lui, perdu au milieu des milliards de ses congénères. Il se voit minuscule, pareil à un grain de sable au milieu du désert, maîtrisant à peine son environnement immédiat quand ce n’est pas son environnement immédiat, mais aussi et surtout plus éloigné, qui le contraint, le domine, l’asservit.

    Face à la complexité du monde ou du moins la complexité édifiée et renforcée pour le rendre moins intelligible et plus difficilement appréhendable, homo sapiens se pose une question que beaucoup d’autres cherchent à résoudre, à savoir quelle est l’utilité de penser, d’agir, n’est-il pas vain pour lui de lutter contre un système qu’il n’arrive pas à saisir, si prégnant et pourtant si nuageux. La confiscation du pouvoir, le népotisme, la corruption, la financiarisation de l’économie, la concentration de la richesse, du pouvoir médiatique et de décision entre quelques mains, ont en effet de quoi désespérer sur la capacité à transformer le monde et il n’est pas une journée où le constat terrible de déclarer la démocratie en coma profond et ne présentant plus qu’une façade de circonstance pour tenir les masses ne soit fait.

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  • Crise de nerf

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    crise, churchill, pretexte, présidentielle 2017Au fil des lectures que nous avons, nous tombons à l’occasion et comme par magie sur des phrases, des bons mots qui viennent synthétiser une pensée brouillonne ou résumer brillamment des réflexions éparses amassées au fil des ans. Il en est une qui a frappé l’humble chroniqueur que je suis : « Never waste a crisis ». L’auteur de ces quatre mots, l’inestimable Winston Churchill, avait ce sens de la formule brillante qui fera qu’à travers les siècles nous continuerons à le lire et le citer. Ne jamais gâcher une crise, ou la crise comme prétexte et la crise comme opportunité. Avec cette formule se dessinent rétrospectivement des séquences passées, où la crise a été le nom d’un enjeu de pouvoir, un prétexte à avancer ses pions pour celui sachant tirer les marrons du feu.

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  • De l'art d'empapaouter les foules...

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    présidentielle 2017, communication, démocratie, journalisme, buzzEn théorie, nous choisissons nos représentants sur le projet et les idées qu’ils présentent et qu’ils, toujours en théorie, promettent de mettre en œuvre une fois élus. En théorie, le champ de bataille électoral devrait être constitué d’un débat d’idées, où chacun des candidats pourrait, à égalité de traitement, sans interférence immédiate,  présenter ses idées, répondre à des questions sans que ces questions ne soient des interruptions journalistiques s’apparentant à une prise de position non assumée derrière le paravent de l’appartenance à une noble profession qu’une poignée d’émail diamant du PAF est en train de mettre en pièce. Sur ce dernier point, il n’y a pas forcément volonté de rouler pour l’un ou l’autre mais il y a une croyance tenace d’être dans le vrai depuis son piédestal cathodique et quand les journalistes se veulent être censeurs et directeurs de conscience, ils empruntent le chemin sulfureux de l’emprise religieuse sur les masses, enivrés de la toute-puissance de ceux qui se rêvent faiseurs de rois. Et le risque de n’être pris que pour un vulgaire curé sur sa chaire, dont on moque l’office après que la messe est dite.

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  • Rêverie du dimanche

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    Allongé sur le flanc d’une colline, un brin d’herbe entre les dents, un représentant quelconque de l’espèce humaine contemple quelque nuage fantasque. Tout à sa rêverie, il se dit qu’il en faut peu pour être heureux et cela le fait sourire de siffloter le refrain préféré de Baloo. Depuis toujours, elle lui donne la pêche cette chanson, et c’est c’autant plus vrai en cet instant de procrastination voluptueuse. Notre flâneur et rêveur se demande alors ce qu’il faut, justement, pour l’être, heureux, et il dresse une petite liste : un petit chez soi, un petit lopin de terre, pour manger sain et prendre le temps de voir pousser sa vie , un peu de travail pour assurer le financement des menues dépenses du quotidien et des quelques impôts et cotisations nécessaires pour socialiser certains revenus au cours de la vie, mais un travail qui ne soit pas aliénant, se répète t’il deux fois, et un travail utile pour la société insiste t’il encore,  des amis, avec qui partager des grands et des petits moments, une bonne fête de temps en temps, des loisirs et des belles tranches de rigolade. Un tel inventaire, ça semble beaucoup, mais dans l’absolu, en fait, moins qu’on ne le croit et surtout que la société ne l’exige.  

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