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chronique

  • Rêverie du dimanche

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    Allongé sur le flanc d’une colline, un brin d’herbe entre les dents, un représentant quelconque de l’espèce humaine contemple quelque nuage fantasque. Tout à sa rêverie, il se dit qu’il en faut peu pour être heureux et cela le fait sourire de siffloter le refrain préféré de Baloo. Depuis toujours, elle lui donne la pêche cette chanson, et c’est c’autant plus vrai en cet instant de procrastination voluptueuse. Notre flâneur et rêveur se demande alors ce qu’il faut, justement, pour l’être, heureux, et il dresse une petite liste : un petit chez soi, un petit lopin de terre, pour manger sain et prendre le temps de voir pousser sa vie , un peu de travail pour assurer le financement des menues dépenses du quotidien et des quelques impôts et cotisations nécessaires pour socialiser certains revenus au cours de la vie, mais un travail qui ne soit pas aliénant, se répète t’il deux fois, et un travail utile pour la société insiste t’il encore,  des amis, avec qui partager des grands et des petits moments, une bonne fête de temps en temps, des loisirs et des belles tranches de rigolade. Un tel inventaire, ça semble beaucoup, mais dans l’absolu, en fait, moins qu’on ne le croit et surtout que la société ne l’exige.  

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  • Chroniques d’un jeune parent, au commencement était le verbe, 2ème partie

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    enfant, parents, chronique, langage, humour, pipi caca prout, raisonnement, adolescenceSi deuxième partie il y a, c’est qu’il y en avait une première, à laquelle je te renvoie lecteur : tu n’as qu’à cliquer . Pour résumer, si tu as la flemme de cliquer , le billet se rappelait et s’extasiait des premiers pas langagiers du petit d’homme, comment le premier mot apparaissait, puis la suite de mots, inintelligibles pour le commun des mortels sauf pour les propres parents de l’enfant, il abordait l’attraction universelle des enfants pour le tryptique sacré pipi-caca-prout, en terminant sur la question de la politesse, qui est un apprentissage de toute une vie. Mais avant de passer à la suite, je te donne une dernière chance lecteur, en cliquant là.

    Le petit d’homme, donc, poursuit sa course contre le temps qui passe, il grandit, et après avoir acquis du vocabulaire, puis une syntaxe approximative, qui le restera à jamais pour certains, il entre dans l’ère de la discussion plus ou moins argumentée, de la rhétorique qui tue ou à deux balles, bref, l’apprentissage continue de plus belle, pour le meilleur et parfois pour le pire…

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  • Soldes en solde

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    solde, guerre économique, crédit à la consommation, dette, banque de france, chronique, humour noirLes soldes sont de retour. Le compte en banque à peine vidé par les fêtes de fin d’année, la trêve des confiseurs n'aura duré que le temps d’une gueule de bois. Et en 2015, plus qu’en 2014, la période des soldes constituera un défi aux lois de la physique : comment acheter ce que l’on ne peut pas se permettre, même à prix cassés.

     

    Dans une grande schizophrénie d’injonctions contradictoires, la société donne ses ordres  : serrez-vous la ceinture mais détendez vous du porte monnaie ! Et n’oubliez pas, Cétélem et consorts sont vos amis !

     

    Seulement même la boule verte ne prête plus aussi facilement : on ne prête qu’aux riches qui n’en ont pas besoin, quant aux autres, ils en deviennent indécemment trop pauvres ou ont déjà acheté à crédit les trois derniers noël

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  • Comme en 14 ou comme en 34?

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    chronique, humour, 2014, zemmour, angouleme, ménard, le pen, SDF2014 s’achève et il faut bien lui donner un surnom. Si 69 a été érotique, 2014 a été nostalgique. Et avouons le, ce millésime n’est pas bandant. Dieudonné, Le Pen, Ménard et Zemmour constituent un carré d’as qui résume malheureusement trop bien l’année écoulée. 2014 donc, année où le politiquement correct a été mis au placard et où la parole a été libérée. C’était dans l’air du temps mais quand les manuels d’histoire reviendront sur cette période, ils feront de l’an de grâce 2014 la borne qui a fait basculer le pays dans un épisode de retour vers le futur des années 30. Les étals de noël ne s’y sont pas trompés et ont amplifié le phénomène déjà installé depuis quelques années, celui du c’était mieux avant, quand les maitres avaient des blouses grises et la France des colonies. Dieudonné et son coming out soralien, Zemmour et son pamphlet vichyste, Ménard et ses amours bleu-marine, Le Pen et la rafle électorale, sans mauvais jeu de mot. Après des années de silence, le gros beauf amateur de rouge qui tache, raciste et poujadiste a enfin droit de cité et de dire tout haut ce que l’histoire a appris à ne même plus dire tout bas. Tout ça c’est la faute, au choix, et d’un peu tous selon nos nostalgiques des années germaniques, des femmes, des arabes, des PD, des juifs, des gauchistes, des mous du genou, des noirs, des chinois, des internationalistes, bref de tout le monde entier sauf de soi. Ce qui est assez pratique, renouvelant l’adage, que l’enfer c’est les autres et c’est celui qui dit qui est.

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  • Y a quoi à la téléologie?

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    téléologie, chat, psychologie, chronique, humour Le cerveau humain a des capacités insoupçonnées. Il permet à tout un chacun de donner l’illusion d’être de fins stratèges, des tacticiens hors pairs, toujours assuré d’arriver aux rivages visés. Les circonstances, le hasard, les déviations, tout est oublié et l’histoire se réécrit en ligne droite. Pratique. Nous sommes toujours l’acteur de notre destin, que ce soit en amour, en affaire ou dans d’autres domaines. La réalité est enjolivée, polie, pour faire oublier que dans la descente d’une rivière, si les coups de pagayes sont appréciables, le courant nous emporte d’autant plus qu’il est impétueux.

     

     

    C’est ainsi depuis la nuit des temps, l’humain est téléologique par nature. Ce n’est pas un gros mot même si ça prête à confusion. L’homme voit des fins partout. Ça le rassure. Autant qu’un bon steak-frites. Ce dernier a pour finalité d’adoucir et de reposer l’homme. Sinon le conquistador n’aurait pas découvert l’Amérique et ses pommes de terre. On aurait l’air con de vouloir se rassurer avec un steak-rutabaga ! La nature est donc bien faite et la téléologie aussi. Après tout, c’est une explication qui en vaut bien une autre. 

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