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chronique

  • Le sens de la bamboche

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    bamboche,chronique,covid,fête,sens de la fête,asterixPour se projeter, l’Homme a besoin de perspectives, mais pas que ! S’il faut un peu de visibilité et nous en manquons cruellement, l’incertitude pesant sur les psychés, c’est aussi la création de souvenirs collectifs qui depuis un an fait défaut : quelques claps aux fenêtres lors du premier confinement, assister à la fermeture des lieux de culture et de convivialité, assister nombreux, mais chacun dans nos coins aux annonces gouvernementales, se poser la question de ce qui est le plus tendance, le masque tissu ou le masque chirurgical… c’est un peu court et surtout fort peu constructeur d’un vivre ensemble

    C’est comme si dans la mémoire collective, à l’échelle de l’expérience du quotidien, un coup de gomme aura été passé sur la vie collective.

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  • De qui le masque est il le nom?

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    masque,chronique,etude,naturiste du masqueComme à Carnaval, avec la crise sanitaire, les masques ne font pas que protéger une partie du visage, en cachant une part de soi, ils découvrent aussi la personnalité de ceux qui les portent. Il y a là une psychologie ou peut-être même une anthropologie du port du masque à réaliser, dans une geste autant scientifique qu’humoristique.

    Le masque autant que sa manière de le porter sont comme des indices qui constituent une description de la personne que nous avons face à nous. Les catégories seraient nombreuses, presque autant que d’individus.

    Il y a d’abord les exhibitionnistes, qui montrent nez, bouche et menton sans en demander la permission, les naturistes, portant le masque au quotidien mais l’ôtant dans certains lieux partagés. A l’opposé, il y a les pudiques, portant un masque bien trop grand qui pourrait être pris pour une toile de jute couvrant une grande partie de l’ensemble du visage. Il y a les mal fagotés, portant le nez découvert, dont nous avons intégré collectivement l’absence d’esthétisme et la comparaison avec un pénis porté en dehors du slip. Il y a ceux qui remontent le masque comme on remonte une paire de lunettes sur le nez, entre inadaptation nasale et toc non contrôlé.

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  • L’odyssée des sans-nom et des sans-visage

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    Chronique publiée sur https://dmpvd.wordpress.com/2019/07/24/lodyssee-des-sans-nom-et-des-sans-visage/

    BD, chronique, toulmé, hakim, odyssée, syrieDes milliers de morts, c’est une statistique, une victime, c’est une catastrophe. L’adage se vérifie fréquemment, et pour la compréhension d’une tragédie, il faut souvent partir d’une trajectoire individuelle. C’est toujours par la petite histoire que la grande histoire se comprend et s’écrit.

    La crise des réfugiés, pour ce qui relève de la partie syrienne – mais la mécanique est presque identique sur tous les points du globe –, est une catastrophe que l’opinion n’arrive pas à saisir complètement : c’est un écho lointain, chiffres à l’appui, en fin de journal télévisé, ce ne sont plus des femmes et des hommes, mais seulement une catégorie gazeuse, les migrants, que certains imaginent comme une horde venant faire le siège de leur pays.

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  • Le lambeau ou chronique de la reconstruction

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    chronique,lambeau,lançon,reconstruction,crise,dépressionLa vie nous apprend que nous ne sommes pas immuables. Nous sommes même le changement permanent. Cela se constate physiquement mais c’est tout aussi vrai intérieurement, et même plus profondément que notre enveloppe corporelle. Notre moi intérieur évolue, au gré des ans et des circonstances, aussi surement que notre peau se renouvelle chaque heure, chaque jour… Même pour des personnes dont le quotidien est identique d’un jour à l’autre, ces changements opèrent, dans des proportions certes homéopathiques, mais néanmoins réels. Nous ne sommes jamais tout à fait une personne différente, ni tout à fait le même individu que nous étions précédemment et que nous serons demain.

    Il y a des évènements qui viennent bousculer, précipiter, accélérer ces changements, par implosion, blessures, traumatismes intérieures ou extérieures. Soit que l’enveloppe ne convienne plus, au fond nous sommes des serpents ou des homards qui doivent muer de manière continuelle, soit que cette enveloppe, et ce qu’elle contient, soit particulièrement atteinte.

    Vous entrez dans certaines périodes de votre vie comme un accélérateur de particules ou une grande lessiveuse, c’est une question de point de vue et de bosses ressentis au cours de la séquence.

    De ce point de vue, le lambeau de Philippe Lançon est une étude magistrale sur ce qui se joue en nous, sur cette identité en permanence reconstruite, cette réappropriation sans fin de ce que nous sommes. Récit autobiographique, il ne porte pas tant sur l’attentat de Charlie Hebdo dont Philippe Lançon est un des rares survivants que sur les conséquences de celui-ci sur ce qu’il était, est, puis devient.

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  • Rêverie du dimanche

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    Allongé sur le flanc d’une colline, un brin d’herbe entre les dents, un représentant quelconque de l’espèce humaine contemple quelque nuage fantasque. Tout à sa rêverie, il se dit qu’il en faut peu pour être heureux et cela le fait sourire de siffloter le refrain préféré de Baloo. Depuis toujours, elle lui donne la pêche cette chanson, et c’est c’autant plus vrai en cet instant de procrastination voluptueuse. Notre flâneur et rêveur se demande alors ce qu’il faut, justement, pour l’être, heureux, et il dresse une petite liste : un petit chez soi, un petit lopin de terre, pour manger sain et prendre le temps de voir pousser sa vie , un peu de travail pour assurer le financement des menues dépenses du quotidien et des quelques impôts et cotisations nécessaires pour socialiser certains revenus au cours de la vie, mais un travail qui ne soit pas aliénant, se répète t’il deux fois, et un travail utile pour la société insiste t’il encore,  des amis, avec qui partager des grands et des petits moments, une bonne fête de temps en temps, des loisirs et des belles tranches de rigolade. Un tel inventaire, ça semble beaucoup, mais dans l’absolu, en fait, moins qu’on ne le croit et surtout que la société ne l’exige.  

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