Israël, Palestine, Israël, Palestine… Sortant à peine de la coupe du monde de football, le quidam pourrait penser à un échange de passe entre deux joueurs, une confrontation entre deux pays. C’est plutôt la loi du talion, qui dure depuis bientôt 70 ans.
La loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent, n’est pas ce que l’humanité a produit de plus intelligent et de plus fin. Mais force est de constater qu’elle n’est même pas bien appliquée dans cette partie du monde, bien que le peuple élu, selon lui, soit à l’origine de la chose.
Jette moi une pierre, je te mettrais une balle, balance moi une roquette, je t’enverrais un missile. Comme riposte proportionnée, on a connu plus équilibré.
Le conflit israélo-palestinien, c’est le symbole des lâchetés de notre monde. Et des non-dits. Derrière ce conflit, il y a un fond de culpabilité qui conduit à laisser faire Israël, à croire que c’est préserver ce pays que de lui permettre de se comporter comme le pire des colonisateurs. Confondre antisionisme et antisémitisme, pour des gens qui globalement ont tous fait des études supérieures, c'est... confondant. Et Il y a également un vieux fond anti-arabe, l'occident n'ayant manifestement pas réussi à dépasser les croisades et la colonisation.
Surtout ne pas être traité d’antisémite, voilà ce qui conduit certains à ne pas dénoncer les exactions de l’Etat israélien. Comme si s’opposer à la politique d’un Etat, c’était faire preuve de racisme et d’antisémitisme. S’opposer à la Corée du Nord ne fait pas de moi un anti coréen.
C’est même souhaiter la pérennité d’Israël que de militer pour une paix juste et durable, avec deux Etats, viables, sans primauté de l’un sur l’autre.
Au contraire, l’abus de force d’Israël, c’est le signe de sa faiblesse. Rien n’est construit durablement sur la force et l’injustice. A court terme, ce peut être efficace. A moyen et long terme, cela se retourne toujours contre celui qui en fait usage. La position des états occidentaux est irresponsable. Elle crée les conditions d’un renouveau des pires heures de l’histoire, en créant la confusion entre les thèmes, elle re-légitime et nourrit une pensée antisémite en laissant prospérer l’idée d’arbitraire et de grands complots.
Si l’on voulait créer un choc des civilisations, on ne s’y prendrait pas autrement.
L’identification d’une partie de la jeunesse française à la population palestinienne est le reflet –et le prétexte- d’un malaise profond. Plutôt que de chercher à traiter sur le fond le problème, le procès d’intention et la stigmatisation ne font que renforcer le sentiment d’injustice. Au passage, il ne faut pas négliger qu’une autre partie de la jeunesse, de confession juive, s’identifie à Israël… les ingrédients de la bêtise sont là…
La loi du talion à la sauce proche-orientale est en train de gangréner les fondements du vivre ensemble, de préparer les conflits de demain et de décrédibiliser un peu plus la classe politique.
Il n’y a pas d’arabes, il n’y a pas de juifs. Il y a des femmes, des hommes et des enfants. Qui meurent. La seule chose censée, c’est d’arrêter la spirale. De condamner. De boycotter. Bref d’utiliser tous les moyens disponibles pour contraindre les acteurs à se mettre autour de la table.
Si simple. Si compliquée. Mais surement bien plus efficace qu’interdire une manifestation pour être certain que ça dégénèrera et d’envoyer des communiqués mollassons demandant un usage modérée de la force dans la riposte.
Tu le sens mon communiqué de faux derche ? Bah non, l’explosion des missiles couvrent tes protestations minables…
Cette année, la coupe du monde de l’irresponsabilité est attribuée à…
L’été est toujours propice à la réflexion entre deux verres de rosé sous une treille fraîchement ombragée. Réflexion et bonne résolution vont le plus souvent de pair. Avec l’alcool. Le rosé de l’été, le champagne des fêtes de fin d’année. Un trio qui fait soulever des montagnes si la procrastination, la gueule de bois et la force des habitudes ne reprennent pas trop vite le dessus.
Quand un réalisateur a déjà commis un chef d’œuvre et qu’il est obsédé par le prochain qu’il poursuit inlassablement comme Don Quichotte combat ses moulins, ce qui est produit entre les deux ne peut que décevoir le fan. Le très bon film est rarement un accident.
Cela devait arriver. Le mariage contre nature du programme de français du baccalauréat et de celui de la téléréalité a engendré ses premiers enfants. Victor Hugo n’est plus un poète, un écrivain, un homme politique : c’est un connard qui vient de planter les condisciples des chtis à Hollywood par le seul fait qu’il aligne un sujet, un verbe et un complément pour donner du sens à une phrase. Ce siècle avait deux ans et déjà Jean-Edouard perçait sous Loana…
Dans la vie, quelques centimètres de plus ou de moins, quelques secondes de plus ou de moins et c’est l'ordre naturel des choses qui s'en trouve bouleversé… Non lecteur, nous ne parlons pas là des errements de l’industrie cinématographique dont Rocco Siffredi et Clara Morgane sont les dignes représentants, mais de ces quelques centimètres, de ces quelques secondes qui peuvent changer la face du monde ou le destin d’une vie.