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noel

  • Petit conte de fêtes, belle tranche de fin d'année

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    conte, noel, frugalité, pantagruel, excès, cuite, foie grasLa frugalité en toutes choses a ses vertus. C’est indéniable. Mais comme toutes les vertus, elle appelle le vice et l’excès. Les fêtes de fin d’année en sont le meilleur exemple possible dans tous les domaines possibles et inimaginables. Cette dernière formule n’est là que pour appâter le lecteur, qui derrière les mots possibles et inimaginables, entrevoit le stupre et la luxure pour se jeter avec avidité dans la gaudriole. Oui la frugalité en matière de bagatelle appelle le vice mais noël oblige, nous ne traiterons pas de l’histoire de cet homme ayant fait vœux de chasteté et se retrouvant coincé, un soir de tempête, dans un bar empli de succubes aussi attirantes que libres d’esprit. Non lecteur tu mérites mieux. Tu mérites une approche culinaire, une approche consommatrice de la frugalité. En un mot, tu mérites ce que tu es, le meilleur (que tu trouveras sur  ).

     

    Donc nous disions que les fêtes de fin d’année sont assez symboliques de cette propension de l’Homme a relâché la pression d’une année vertueuse. Comme carnaval.

     

     

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  • Chroniques d'un jeune parent : Noël, chez mes parents ou...chez mes parents?

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    noel, reveillon, famille, parents, dilemmeNoël est la fête familiale par excellence. Et dans un couple, qui dit famille dit deux familles. A minima. Et donc compromis. Noël, de ce fait, peut rapidement devenir un vrai casse-tête et constituer ce que l’on appelle dans le jargon un sacré bordel, qui peut vite se transformer en guerre froide, pour laquelle un Obama ou un pape François ne seront pas d’un grand secours : il y a des causes vraiment désespérées.

     

    Passons sur deux cas simples : la bonne intelligence et l’absence de famille. Dans le premier, un roulement, une année sur deux, accepté par toutes les parties en présence. Le conte de fées. Ou pas. Dans le deuxième, il n’y a personne à mettre d’accord. C’est triste. Ou pas. Ça dépend de la famille qu’on a ou pas.

     

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  • Diarrhée mentale

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    confusion,diarrhée,noel,politique,fn,gay,zaz,nabilaLes temps sont à la confusion. Les repères s’évanouissent, le temps file à toute vitesse et l’instabilité est de mise. Pas étonnant que nous puissions avoir la gerbe dans ces conditions.

     

    Ce qui était vrai hier ne l’est plus forcément, tout particulièrement dans le choix politique. Avant les choses étaient simples : le riche votait pour ceux qui lui promettaient de le rester, le pauvre pour ceux qui lui promettaient de ne plus l’être, les fachos détestaient tout le monde et les valeurs avaient un je ne sais quoi de naphtaline.

     

    Mais aujourd’hui, pas une personne ne retrouve sa droite de sa gauche, son extrémiste de son centriste, c’est la chienlit comme dirait l’autre, qui à sa manière avait déjà commencé ce brouillage des cartes mentales.

     

    Résumons-nous, des homos chez les fachos (il faut toujours quelques idiots utiles pour donner l’illusion du changement), des socialos libéraux, des libéraux nationaux, des qui disent ça mais qui pensent le contraire, des qui pensent pas mais qui veulent faire croire que quand même un peu si,  et puis tout le reste qui ne sait plus quoi penser de tout ça. C’est moche.

     

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  • Chroniques d'un jeune parent, le mensonge

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    parentalité, noel, mensonge, ordure, kapla, sexualitéLa vie de parents nécessite une qualité trop rarement mise en avant et qui pourtant est au cœur du processus d’apprentissage du petit d’Homme : le mensonge.

     

    En cette période où déjà les petites têtes ont l’esprit tourné vers le pied du sapin de noël, l’occasion ne pouvait être plus belle pour évoquer cette facette pas toujours rose de la relation parents-enfant.

     

    Le mensonge est convoqué pour permettre d’ouvrir au monde et à sa compréhension par degré.

     

    Imaginez un instant que vous expliquiez noël autrement que par l’action d’un vieux barbu défiant toutes les lois de la physique. Vous devriez admettre devant vos enfants que vous exercez un chantage direct : tu auras des cadeaux si tu te tiens à carreau. Puis vous devriez préciser : sache que Noël n’est qu’une fête commerciale permettant de soutenir une croissance qui n’existe pas plus que le Père Noël et qu’elle t’apprend à entrer avec délectation dans la société de consommation jusqu’à ce que tu sois assez grand pour obtenir ton premier Iphone par le biais d’un crédit à la consommation… Vous ne vous regarderiez plus dans la glace…et le bonheur des enfants déchirant le papier enveloppant les cadeaux aurait le gout rance d’une réalité somme toute bien triste.

     

    Le mensonge permet de conserver une certaine naïveté pour ne pas rendre dépressif tout de suite la progéniture. Même si les enfants voient bien que le Père Noël est un salaud qui reproduit les inégalités sociales chaque 25 décembre : Jean-Charles a eu sa Playstation 4 quand le pauvre Kévin devra se contenter de la vieille Séga Méga-drive de son cousin. Heureusement, Jean-Charles et Kévin sont rarement dans la même école pour leur permettre de recouper ces informations. Dans le cas où Jean-Charles et Kévin viendraient à fréquenter les mêmes bancs, les étrennes à la concierge ont été inventées pour permettre à cette dernière de trouver un surplus de pouvoir d’achat à l’approche des fêtes et ainsi entretenir dans la cour d’école l’illusion du Père Noël, mais l’Homme pouvant être avare par nature, le digicode a remplacé madame Sousa, et Pedro-Kevin a disparu des quartiers chics.

     

    Le mensonge est également bien utile aux parents pour éluder les questions difficiles et préserver l’enfant d’explications techniques complexes.

     

    Ainsi de l’origine du monde, dans la version de Gustave Courbet. Papa, comment on fait les bébés, va demander à ta mère, je lui ai déjà demandé, elle m’a dit de venir te voir. Ah ? et bien euh, en fait, l’homme introduit son pénis dans le vagin et en éjaculant libère un spermatozoïde qui féconde une ovule, mais faut des préliminaires d’autant que ta mère, c’est un vrai diésel et papa avec le boulot, la fatigue, il bande mou. Note que ça ne marche pas pendant les règles de ta mère, de toute manière, elle est tellement à fleur de peau, que je ne peux pas l’approcher. Bip. L’enfant ne comprendra rien, vous en voudra, à juste titre, et votre vie sexuelle va devenir un enfer, la question ingénue polluant l’esprit au zénith de l’étreinte. Ça donnera plutôt, en version moderne, qui a su abandonner les choux, les roses et autres cigognes : le papa donne une graine à la maman qui fait pousser le bébé dans son ventre ok, bon, ben retourne dans ta chambre jouer au Kapla. Ça durera le temps que ça durera jusqu’au jour fatidique et de plus en plus précoce, où l’enfant aura compris le sens véritable des termes fellation, pénétration et cinéma classé X. Ce jour-là, le mensonge fera place à la vérité mais le cerveau humain est bien fait : si nous croyons à la sexualité pour nous-mêmes et les autres, la sexualité des parents n’est pas concevable : zone blanche, on oublie et l’on passe à autre chose.

     

    Le mensonge, c’est utile en toutes circonstances. On l’appellera atténuation de la vérité et simplification du monde. C’est d’ailleurs une façon de procéder qui n’est pas propre aux parents et aux enfants : comme monsieur Jourdain sans le savoir, Homo sapiens, au quotidien, simplifie, arrondit les angles, travestit quelque peu la vérité. Ça rend le monde moins pénible, un poil plus vivable. La religion en est la manifestation la plus éloquente, la plus ancienne aussi…

     

    Il a beau être une ordure, on veut tous continuer à croire au père Noël….