Il en faut peu pour être heureux et les épreuves, ça permet de savourer un peu mieux les bons moments quand ils se présentent, alors pour paraphraser Herriot qui le disait pour la politique, on peut dire que la vie, ça doit être comme une andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop. Le problème c’est que 2020 a été une fosse septique à peine aromatisée à la charcuterie…
Depuis qu’un pangolin s’est enrhumé du côté de Wuhan, c’est le bordel et le monde entier s’est retrouvé alité, filmé en direct H 24 par les chaines d’info en continu façon Truman show.
Mais si 2020 était un film, pour de vrai ce serait le mélange improbable de Borat et de 28 jours plus tard, sans le côté horripilant du premier et ni le côté horrifique du deuxième.
Alors le pitch : A ma gauche, un virus inconnu et relativement dangereux, qui fait plier des systèmes de santé fatigués et à ma droite une espèce animale, homo sapiens, capable du pire comme du meilleur, capable du meilleur dans le pire et inversement. La grosse poilade 2020 ? c’est quand une partie de nos congénères ont aimé se croire résistant à l’oppresseur en restant dans leurs canapés, les ennemis de l’humanité en tremblent encore… Imaginez si en 40 les résistants avaient été de cette espèce…
Comme à Carnaval, avec la crise sanitaire, les masques ne font pas que protéger une partie du visage, en cachant une part de soi, ils découvrent aussi la personnalité de ceux qui les portent. Il y a là une psychologie ou peut-être même une anthropologie du port du masque à réaliser, dans une geste autant scientifique qu’humoristique.
Qui aurait pu croire il y a un an, au moment de préparer les étrennes, les réveillons et les bons vœux de la nouvelle année qu’un tour de soleil plus tard nous serions coincés pour les fêtes, qu’ils nous seraient fortement conseillés, avant d’être peut-être obligés, de choisir cinq personnes maxima avec qui passer le réveillon. La crise sanitaire nous bouscule et nous conduit à nous poser des questions existentielles profondes, au-delà de la stupidité administrative et règlementaire dans la gestion de cette pandémie.
Coup sur coup, deux idoles sportives s’en sont allées et qui pour des raisons différentes ont été des sources d’inspiration tant pour l’auteur de ces mots que pour des générations entières.