Quelle surprise en allumant la télévision de découvrir qu’il y a encore du sport aux jeux olympiques. De vrais compétiteurs semblent concourir dans de véritables épreuves sportives. Il y aurait donc des athlètes allant plus vite que le sponsoring du défilé d’entreprises se joignant à la prétendue plus grande fête planétaire, il y aurait des exploits plus hauts que ceux de la corruption dans l’attribution des jeux et dans les marchés publics de construction des installations, il faudrait voir plus loin que le dopage organisé pour glaner quelques médailles et faire la nique aux Etats ennemis, dans la plus pure tradition des jeux olympiques, antiques et modernes, forme sportive du prolongement de la diplomatie guerrière.
L’idéal olympique, qu’est-il ? Question difficile aux réponses multiples selon qui est interrogé. Les sportifs de haut-niveau y verront l’aboutissement d’une carrière, notamment dans des sports qui n’ont une visibilité planétaire que le temps d’un été, tous les quatre ans. Ils sont quelques milliers à poursuivre ce rêve, à titre individuel, collectif, avec ou sans arrière-pensées patriotiques. La rencontre de ces athlètes est le prétexte à l’organisation d’un évènement mondial, avec sa scène principale, le public, le décor et les coulisses.
Il n’y a rien de plus universel que le fait religieux, cette recherche d’une transcendance qui traverse le temps et l’espace. Il n’y a rien de plus relatif que la religion, institutionnalisation par les Hommes de ce fait religieux. Et il n’y a rien de moins connu que l’histoire du fait religieux et des religions. En ces temps où se multiplie l’intolérance à l’égard du fait religieux mais où se multiplie parallèlement, au nom d’une croyance, la haine, le rejet, les discriminations et dans des dérives ultimes, des meurtres, la méconnaissance du fait religieux par ceux qui le combattent et ceux qui s’en réclament ne peut durer plus longtemps.
62 % des Français sont pris en otage. Pas dans les transports, ni les stations-services. Depuis quelques semaines, ceux qui se foutent de l’Euro, mais pas forcément du foot, ne peuvent plus faire un pas dans la rue, allumer la radio, ou même faire leurs courses sans qu’une allusion à l’euro de football 2016 ne viennent leur sauter à la figure. À vous en faire détester le football, le sport et les célébrations collectives joyeuses. Mais la machine à cash de l’UEFA est en route. Il faut rentabiliser les sommes monstres en jeu, que des multinationales sans liens avec le sport, et des chaines de télévision toujours avides de recettes publicitaires, qu’elles espèrent récupérer en achetant à prix d’or des droits TV, ont mises sur la table pour accoler à leurs noms le logo de ce qui, au final, ne constitue qu’un tournoi de football amélioré, comme il en existe des milliers d’autres dans le monde.
La querelle des modernes et des anciens. Les débats contemporains ne font pas autre chose que de jouer sur le cliché. Projet de réforme du code du travail, Tafta, Tisa, les sujets sont nombreux même si les deux derniers ont préféré ou préfère se la jouer mode furtif et technique.